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Voici quelques extraits de l’excellent et audacieux article de la revue "Protégez-vous" du mois de mai 2010. Un dossier à lire et à conserver dans vos archives ! Un dossier sur la collusion entre l’industrie pharmaceutique et le monde médical, sur les études bidons réalisées par des équipes de scientifiques financées par des compagnies privées, rédigées par des "écrivains fantômes" et cautionnées par des "éminents" scientifiques qui n’ont jamais participé aux études...
Journaliste responsable du dossier : Rémi Maillard pour l’édition de mai 2010.
. . .
"Voire à l’apparition de nouvelles pathologies créées de toutes pièces et popularisées par des "campagnes d’information" souvent alarmistes à la télévision et dans les grands journaux."
"Une maladie pour chaque pilule".
"La timidité, par exemple, est devenue un "trouble d’anxiété sociale", la brûlure d’estomac a été rebaptisée "maladie du reflux gastro-oesophagien" et la tension prémenstruelle s’est métamorphosée en "trouble dysphorique prémenstruel". Quant à l’impuissance, elle porte désormais le nom savant de "dysfonction érectile"... Le but ? Faire de chacun de nous un consommateur de pilules en puissance, si possible sur une longue durée, estime Dr. Marc Zafran."
"Cette stratégie fonctionne : les dépenses en médicaments des Canadiens ont été multipliées par quatre en 20 ans, pour atteindre 30 milliards de dollars en 2009. Dans le seul domaine de la psychiatrie, le nombre de maladies mentales officiellement reconnues aux États-Unis est passé de 26 à 395 depuis la Seconde Guerre mondiale, rapporte le journaliste scientifique allemand Jörg Blech, auteur d’un livre-enquête sur les dérives de l’industrie pharmaceutique.
"Coïncidence troublante, 95 des 170 experts qui ont participé à l’édition la plus récente du DSM (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) de l’Association américaine de psychiatrie, la "bible" des psychiatres en Amérique du Nord et en Europe, entretenaient des liens financiers avec l’industrie."
"Il n’est donc pas étonnant, relève-t-il, que "certains nouveaux médicaments, notamment pour traiter l’hypertension et la schizophrénie, s’avèrent en fin de compte cliniquement moins efficaces que leurs prédécesseurs bien qu’ils soient vendus jusqu’à 10 fois plus cher."
"Au total, les pharmas investisssent plus de 60 000$ dans chacun des quelques 700 000 médecins étasuniens ; au pays, ce montant serait de l’ordre de 20 000$."
"Cela va du financement commercial des universités aux essais cliniques biaisés, des pseudo-publications scientifiques à l’abaissement régulier des seuils de facteurs de risque pour certaines maladies, de l’éducation continue des médecins aux visites incessantes des représentants pharmaceutiques, qui nous apportent des échantillons gratuits. Sans oublier le financement des congrès, les repas payés à l’hôpital ou au cabinet, les réunions commanditées et les soupers-conférences dans de grands restaurants."
"Même le médecin le plus compétent n’est plus en mesure d’obtenir des informations neutres et objectives lui permettant de prescrire les produits les plus efficaces pour ses patients." - Marc-André Gagnon, Université McGill
"Les laboratoires financent des essais cliniques dont ils analysent eux-mêmes les résultats. Ils font ensuite appel à des "ghoswriters", des "auteurs fantômes", pour écrire des articles qu’ils font souvent revoir et signer par des "leaders d’opinion", c’est-à-dire des chercheurs reconnus pour leur expertise. Puis ils s’arrangent pour les faire publier, si possible dans des revues prestigieuses. Finalement, ils obtiennent une masse critique de littérature scientifique qui détaille les bienfaits du médicament pour diverses utilisations, mais omet, ou mentionne à peine, ses effets secondaires. Ils envoient alors leurs représentants montrer cette documentation aux médecins afin de les convaincre que leur produit est le meilleur."
"À l’arrivée, on finit donc par se retrouver avec une littérature biaisée".
"Plusieurs études indiquent que les essais financés par l’industrie sont de trois à cinq fois plus susceptibles de fournir des résultats favorables que ceux qui sont réalisés avec des fonds indépendants."
"Les médecins ont beau protester qu’ils sont autonomes et insensibles aux pressions extérieures ou à la publicité, toutes les études montrent que ces visites modifient leurs habitudes de prescription."
"Des documents internes d’Eli Lilly, le fabricant du célèbre antidépresseur Prozac, montrent qu’au début des années 2000 ses représentants avaient pour mission d’inciter les médecins de première ligne à établir un diagnostic de "trouble bipolaire"... et à prescrire à leurs patients son antipsychotique Zyprexa."
"Les abus sont si fréquents que la plupart des grandes pharmas doivent régulièrement répondre d’accusations de pratiques commerciales frauduleuses. En 2004, par exemple, Pfizer a accepté de payer 450 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites engagées à son encontre aux États-Unis."
"De 2004 à 2009, Pfizer, Eli Lilly, Bristol-Myers Squibb et quatre autres compagnies ont ainsi déboursé plus de sept milliards en amendes et pénalités de toutes sortes."
"Les pharmas débordent d’imagination. L’an dernier, à l’occasion d’un procès en Australie, on a découvert que pour faire mousser les ventes de son très controversé anti-inflammatoire Vioxx, Merck avait créé un faux journal médical, publié sous le label d’Elsevier, un éditeur scientifique réputé."
"Lorsque les facultés sont massivement financées par des sociétés privées, que celles-ci s’associent à tous les évènements organisés sur les campus, le risque est grand qu’elles finissent par faire partie de l’univers mental et culturel des étudiants."
"En 2008, un article du New England Journal of Medecine a passé en revue 74 essais cliniques d’antidépresseurs. Ses conclusions sont édifiantes : 37 études positives sur 38 avaient été publiées tandis que 33 des 36 études négatives ne l’avaient jamais été, ou seulement sous une forme mettant en évidence un résultat positif."
"Une fois sur cinq, d’importantes informations concernant l’innocuité d’un médicament n’apparaissent qu’après sa mise en marché, affirmait en 2006 le Dr. Robert Peterson, directeur général de la Direction des produits thérapeutiques à Santé Canada de 2000 à 2005."
"Mais quand vient le temps de vérifier qu’ils n’ont pas d’effets indésirables, il n’y a plus d’argent".
sécurité sociale et millions d'euros gaspillés
Les professionnels de santé seraient les plus gourmands d’arnaque : 120 millions d’euros
trou sécu vidéo
les médecins apparaissent collectivement responsables d'une partie de la béance de la Sécurité Sociale.
Rebelles, les toubibs ? Non, avant tout trop nombreux. On en dénombre 180000 en France métropolitaine, dont 86000 spécialistes. 3 fois plus qu'il y a vingt ans, 2 fois plus qu'en Angleterre.
La voilà, la première explication du dérapage des dépenses de soins : la folle concurrence que se livrent les blouses blanches. " C'est dur à dire, mais nous sommes aussi des commerçants ", reconnaît le Docteur Philippe Sopéna, numéro 2 du syndicat de généralistes MG de France. Sauf que les commerçants se battent à coups de rabais. Les médecins, eux, fidélisent leur clientèle trop souvent grâce à des prescriptions remboursées par la Sécurité sociale.
Il faut dire que les patients en redemandent. (...) Et, surtout des boites de gelules. Jusqu'à la frénésie. " Un médecin qui laisse partir ses malades sans leur administrer au moins deux médicaments passe pour un mauvais ", déplore un jeune généraliste lyonnais. " Il est plus facile et plus rapide de prescrire un examen que de passer trente minutes à écouter son patient ", renchérit le Dr Lehman, généraliste dans les Yvelines.
Tous ne font pas cet effort,en effet. D'après les statistiques de l'Assurance Maladie, la durée moyenne des consultations est de 18,8 minutes. En revanche, les médecins administrent une ordonnance moyenne de 3,8 lignes. Un record du monde. Ainsi biberonnés au stylo encre, les Français sont peu à peu devenus les champions de l'absorption moléculaire. Ils avalent, par exemple, 2,5 fois plus d'antibiotiques que les Allemands, 19 fois plus de vasodilatateurs que les Anglais. Et pas du deuxième choix : les praticiens optent souvent pour des médicaments dernier cri, donc plus chers. " Médicalement, ça ne change pas grand-chose, reconnaît le Docteur Sopéna. Mais ceux qui en restent aux vieilles spécialités passent pour ringards".
Cette propension des blouses blanches à prescrire plus que de besoin s'explique aussi - c'est la deuxième raison du gaspillage - par leur sensibilité à la pression des laboratoires pharmaceutiques. (...)
Difficile d'échapper à la force de frappe marketing des géants du médicament. Rien qu'en France, ils y consacrent 10 milliards de francs par an. " J'exercerai mon art dans la pureté et l'innocence ", recommande le serment d'Hippocrate, guide de la déontologie du métier. Assaillis de visiteurs médicaux, conditionnés par une presse sponsorisée par l'industrie pharmaceutique, couverts de petites attentions, guidés par un système de formation continue aux mains des labos, certains praticiens ont du mal à tenir le cap. (...)
Le cas des médicaments génériques en est un bon exemple. Copies de molécules tombées dans le domaine public, donc moins chers, ils ont déjà conquis le marché de nombreux pays industrialisés. En Allemagne, un médicament sur trois est un générique. En France, pas même un sur trente. Très en retard sur leurs concurrentes, les firmes françaises font tout pour repousser leur arrivée." Le seul remplacement du Lipanthyl par du Sécalip (hypolipidémiantgénérique) pourrait faire économiser plus de 300 millions à la Sécu !" s'emporte Jean-Pierre Davant, le président de la Fédération nationale de la Mutualité française. "Pourquoi les médecins ne le prescrivent-ils pas ? "
Prisonniers d'enjeux financiers qui les dépassent, les praticiens accusent régulièrementle " système "qui, intrinsèquement, les pousse à la dépense. Et ils n'ont pas tort. La France est le seul pays au monde à combiner paiement du praticien à l'acte (et non auforfait comme en Grande-Bretagne), liberté totale de prescription et remboursement à guichets ouverts. Une architecture ultralaxiste qui permet à beaucoup de praticiens libéraux de fixer eux-mêmes le niveau de leurs gains. Jusqu'à, parfois, en abuser. C'est le troisième reproche qu'on peut leur faire. " Certains de mes amis spécialistes le reconnaissent, raconte le Pr Béraud. Le 15 du mois, ils regardent où ils en sont. S'ils ont pris du retard, ils forcent un peu pendant la deuxième quinzaine.
Forcer ? Parents pauvres du secteur (certains sont au Smic), les généralistes n'ont guère d'autres ressources pour arrondir leurs fins de mois que de faire revenir leurs patients(...). Or cette pratique du " revenez-y" conduit à bâcler les consultations. Ce chef de clinique d'un grand hopital parisien le sait mieux que quiconque : interniste, une spécialité qui monte, il " récupère " les malades dont l'affection demeure mystérieuse. " Avant d'arriver dans le service, nos patients ont navigué entre plusieurs cabinets, des piles d'examens sous le bras. Souvent, leurs médecins n'ont même pas pris le temps de les écouter ", observe-t-il.
la responsabilité des médecins conseil
Adieu Sécu de Claude Frémont
danger médicaments
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nos médecins nous tuent : danger médicaments
la parole aux victimes survivantes
"Le vioxx a tué 60 000 personnes et provoqué 140 000 crises cardiaques."
"Les neuroleptiques atypiques comme Zyprexa tuent quelques 62000 personnes par an dans des utilisations non approuvées."
"AVANDIA® : 83.000 accidents cardiaques aux USA,"
...antidépresseur, anti cholesterol, agreal, thalidomide, benzodiazépine, maladie nosocomiale, roaccutane...
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"Il y a plus de 2 millions d'hospitalisations et 180.000 décès chaque année aux États-Unis uniquement due à des réactions indésirables aux médicaments"
"Au cours des 10 dernières années, il a été estimé que la médecine a blessé 191 millions d'Américains et tués plus de 8 millions - plus de la totalité des pertes américaines à l'ensemble de nos guerres mondiales combinées" -
"Une médecine répugnante"
"je considère le médecin qui pratique la médecine moderne comme le plus grand danger pour la santé."
"les gens seraient en bien meilleure santé si la médecine moderne disparaissait à 90%"
"Le médecin, qui était une fois notre agent guérisseur, est devenu aujourd'hui celui qui nous rend malade."
Pour Marcia Angell, médecin et ancienne membre de la rédaction en chef du New England journal of Medecine, "Il n'est plus possible de croire les recherches publiées, ni de se fier au jugement de son médecin de famille"
"Les médicaments mis sur le marché sont, d'une façon ou d'une autre, de la fausse monnaie. Le médecin qui prescrit ne sait pas forcément ce qu'il fait. La raison? Les décideurs du système de santé se laissent en grand nombre corrompre par les groupes pharmaceutiques".
"cette situation est aussi bien vraie aux Etats Unis qu'en France."
La fraude médicale, les rois de la corruption
4 pages de vidéo pour ne pas mourir idiot
Ils nous tuent lentement avec leurs médicaments
le trou de la sécu n’existe pas
a – Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n’est pas reversée. 7.8 Milliards
b – Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécu, n’est pas reversée. 3.5 Milliards
c – Une partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécu, n’est pas reversée 1.6 Milliards
d – La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n’est pas reversée 1.2 Milliards
e – La part de TVA destinée à la Sécu n’est pas reversée. 2.0 Milliards
f – Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2.1 Milliards
g – Retard de paiement par les entreprises 1.9 Milliards
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d’euro.
Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd’hui 9 milliards d’excédent.
Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
la médecine est devenue folle !
le système d'assurance maladie
80% des médicaments ne servent à rien (mais sont dangereux !)
80% des médicaments ne servent à rien par rikiai
